Travail du dimanche: la grande manipulation médiatique.

29 septembre 2013 0 Par jeff1er

Cette semaine nul n’a pu échapper au bombardement médiatique : « mais quels sont ces salauds qui empêchent les gens de venir travailler le dimanche? »
Mais si le problème réel était le niveau de rémunération des enseignes présentées comme les chantres de la liberté ?

Pour avoir durant 15 ans travaillé de weekend et de nuit, il me semble évident que la question absente du « débat », si débat il y a, reste le salaire. En effet, quelle est la principale motivation des gens à vouloir travailler le weekend? Sans nul doute et mis à part quelques cas d’organisation personelle, c’est le niveau de rémunération insuffisant qui crée le besoin.
Nos chers médias, qui ont oublié leur métier de journaliste depuis des lustres, ne posent bien évidemment pas la question!
Croyez vous que lésaient envie de se couper de leur famille, de ne pas profiter de leurs enfants, uniquement pour le plaisir de rester avec leur chef de rayon? …
Mais là où le bât blesse, ce sont les raisons d’un tel déferlement de la pensée unique!
Depuis des décennies, les entreprises en France rêvent de banaliser les horaires atypiques. Par cupidité diront certains, par souci de compétitivité diront d’autres. Mais le fait est là!
Donc, quand l’état (pour une fois, que je défends…) est les syndicats font valoir la loi, ça n’est pas pour enquiquiner de braves salariés, mais bien pour défendre un mode de vie issu de siècles de lutte sociale. N’en déplaise aux chaînes d’infos qui…. Au fait, elles appartiennent à qui, ces chaînes 🙂 ?
Si ces entreprises redistribuaient plus justement la valeur ajoutée produite par justement ces salariés qui ont besoin de ces revenus dominicaux, nous n’en serions pas arrivés à ce bruit malsain.
Quand aux raisons qui les poussent à ne pas redistribuer (toujours dans une logique de trouver les raisons des raisons), on peut y réfléchir 2 minutes:
Dans une logique de croissance effrénée, toutes les entreprises ont des besoins d’investissement croissants. Or, la mécanique capitalistique traditionnelle s’est auto détruite depuis une cinquantaine d’années. Les banques, encore elles, ont cessées de jouer leur rôle pourvoyeur de carburant économique du simple fait qu’elles se sont ouvertes aux marchés. A partir de là, la cupidité l’a emporté sur la recherche de rentabilité et elles ont diminuiez leurs injections dans l’économie pour rétribuer leurs actionnaires.
Les entreprises, les grandes en tout cas, ont donc du se tourner elles aussi vers les marchés plutôt que vers les banques pour leur besoins en investissement ! Résultat, l’industrie et ses principes positifs ont simplement disparus! Au profit de l’optimisation financière à tout prix.
Le pire de tout ça, c’est que les bénéficiaires de ce nouvel ordre mondial, ce ne sont plus seulement quelques familles de milliardaires, mais également de pauvres retraités de Floride avec leurs fonds de pension, ou encore nous, avec notre petit portefeuille d’actions qui jouent les boursicoteurs…(heu… Pas moi: mes économies, je les ai investis depuis longtemps en pinard:)…….