Pourquoi je ne mettrai plus un bulletin soscialiste dans l’urne…

Elections-Bulletin-de-vote-1-2016-05-15-11-35.jpgL’utilisation du 49.3, par Manuel Valls, a été la goute d’eau qui a fait déborder le vase.
J’ai toujours été un homme « de gauche », avec tout le sens que cela donne pour moi : je ne crois pas à l’autorégulation de la société, et par simple observation, aider les plus forts ne les a jamais conduits à redistribuer la richesse aux plus faibles ; la plupart des politiques libérales menées depuis les 50 dernières années reposent sur une simple allégation : en aidant les entreprises, celles-ci génèreront des emplois. Et les aides en question sont depuis des lustres toujours les mêmes : baisse de charges — la plupart du temps sur les salaires les plus bas —, baisse d’impôts, le tout, bien entendu, sans aucun contrôle ni contrepartie exigée…
The Song Remains the Same
Maintenant, regardons les résultats acquis durant un demi-siècle de libéralisme. Lorsque l’économie était fermée, effectivement, l’actionnariat restait principalement dans l’hexagone et, s’il absorbait une partie des aides consenties, concédait largement à l’investissement et la redistribution des richesses acquises sur ses salariés.
Mais le monde a changé. Aujourd’hui, l’actionnariat n’est plus une affaire de familles, mais n’a plus de nationalité, ni même de visage. Afin d’optimiser ses bénéfices, il a largement contribué à l’appauvrissement du pays, voire du continent, en allant chercher une main-d’œuvre bon marché et culturellement plus docile. Parallèlement, des bataillons de juristes et de fiscalistes ont été recrutés pour engranger un maximum d’aides publiques, et minimiser la contribution sociétale des entreprises en « optimisant » son impôt (merci au Panama, la Suisse, le Luxembourg…).
Par conséquent, aider les entreprises globalisées au même titre que les TPE, avec force de chèques en blanc, n’est pas seulement stupide, mais coupable.
Le PS est-il encore de gauche ?
Maintenant que bases sont posées, où situe-t-on les différents partis politiques sur l’échiquier national ?
Je ne parlerai pas des extrêmes : à gauche, je ne crois pas à la planification économique ; sans initiatives individuelles, une société se sclérose rapidement et une caste d’apparatchiks prendra rapidement le pouvoir pour le confisquer. À droite le populisme — de Sarkozy au FN — se contente d’avoir un constat simpliste sur les problèmes de civilisation sans offrir d’alternative intelligente.
Reste le centre, qui va de Hollande à Juppé. Il nous martèle que le problème est la compétitivité, le coût du travail, et les dépenses excessives de l’état. Une vision gestionnaire et comptable, sans aucune perspective. Pire, en nous expliquant que les entreprises françaises ne sont pas compétitives (avec qui : la Chine ?), cela revient à dire que les Français sont trop payés, et que sa vision sociétale se résume à rabaisser le pays et le continent au niveau de vie du tiers monde. Pas très affriolant !
Et donc, par pur dogmatisme, de Macron à Bayrou, l’algorithme est simple : on baisse les charges de toutes les entreprises quelles que soient leur taille et leur structure financière et ce, sans contrepartie exigée, on accroit la pression fiscale des classes moyennes, on réduit les moyens de l’état, de l’éducation à la santé, et on prie la Sainte-BCE que les emplois arrivent.
Et qu’a-t-on constaté ? Les entreprises ont ponctionné ces mânes pour enrichir honteusement leurs dirigeants — de peur de voir partir ces personnes somme toute souvent médiocres au vu de leurs résultats —, ont investi massivement dans les pays à bas coûts, ont gelé les salaires — gelant par la même occasion la consommation —, et enfin ont distribué des dividendes, pour maintenir la pompe à assèchement de l’économie amorcée.
Et devant les échecs, que fait le centre ? Il recommence inlassablement la même politique.
Et quelle différence entre un PS noyauté par des sociaux-libéraux butés, et les propositions des nombreux candidats de droite, qui rivalisent à coup de millions économisés, tout en nous disant que la dette nécessaire à la relance économique sera un poids aux générations futures (qui soit dit en passant ne demandent qu’à hériter des bénéfices de cette relance… stupide !) !
Aucune.
Par conséquent, comment supporter un parti qui se dit de gauche, et qui une fois au pouvoir, applique cette politique inutile ? Les alibis de gauche (Martine Aubry, les « frondistes ») ne trompent plus personne ; s’ils ne sont pas d’accord avec cette politique, pourquoi ne quittent-ils pas ce parti, pourquoi votent-ils la confiance à ce gouvernement ?
Mon choix est fait !

Pal le poulpe: c’est parti pour 2 ans de nuage d’encre

Les Roms, les étrangers, les voyous tueurs de flics: voilà de quoi nous faire oublier la décadence sociétale dans laquelle le pouvoir UMP nous plonge depuis 7 ans, dans la torpeur de l’été.
Je ne suis pas sûr que, dans la pyramide de Maslow, ce soit la priorité de la majorité des gens, mais bon, on ne va pas changer une equipe qui gagne.
Un détail cependant: finalement, depuis les émeutes de 95, quelles actions concrètes ont été prises ?
Les banlieues sont toujours aussi enclavées, la police toujours aussi isolée et détestée, et le déclin de l’économie n’a fait que favoriser l’essort de l’économie parallèle, des drogues dures et de la delinquence.
Il planne ici comme une puanteur de déjà vu. Déjà vu en 1936. C’est la faute aux étrangers! Un peu facile non?

Le bonne question ne serait-elle pas : à qui profite le crime ?
Finallement une situation pourrie profite aux mouches, fussent elles milliardaires. Alors, crier au loup après les gitans alors que soupçon pèse sur une partie des ministres me parait plus que malsain.
N’oublions pas cependant que le massacre des retraites se fera derrière ce nuage d’encre.

J’ai vraiment honte !
Croix de feu, si je mens je vais en enfer!

La politique du Poulpe…

Pas une journée ne se passe en ce moment, sans qu’une nouvelle affaire de « Burqa » ou de polygamie ne vienne polluer nos petits écrans, à grands renforts de cris d’orfraie de tel ou tel ministre;
Ainsi, le buzz est créé, et les médias passent en boucle les commentaires.
C’est à ce demander si nos « élites » ont conscience de l’état du monde en général, des inégalités qui explosent en ce moment. Ou bien est-ce simplement un nuage d’encre pour masquer leurs impuissances, leurs inefficacités, voire pire, leur duplicité !

Prenons l’histoire de la burqa; les iTélé, France-Info ou LCI nous rabâchent sans relâche les réactions d’Hortefeux.
Mon avis est mitigé sur la question: autant suis-je sensible aux réactions sur la condition féminine, la dégradation de la condition de la femme, et aussi —pourquoi pas— la liberté de chacun de ses croyances, autant ma méfiance envers les religions, la nécessité de lois applicables à tous (dois-je crier au piétinement de la liberté d’expression si je me prends un PV en me baladant à poil sur le cours Mirabeau ?).
De plus, la pénalisation du port du Niqab risque d’enfermer un peu plus celles qui n’ont d’autres choix. Enfin, le flic Lambda va-t-il dresser un PV à l’épouse d’un émir venu dépenser ses pétrodollars sur les Champs-Elysées ?

wpid-main.php_1-2010-04-25-10-38.jpgMais quoi qu’il en soit, qu’en est-il de la nécessité d’une loi passée en urgence ? N’est-ce pas encore un écran de fumée pour éviter le débat sur les Vraies questions du moment, et par la même occasion racoler du côté des bas-du-front ?
Et pour parler des choses masquées par cette actualité sordide, je vous invite à lire quelques articles intéressants sur l’accroissement des inégalité en France:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Inégalités_de_revenu_en_France
http://ses-paris.scola.ac-paris.fr/spip.php?article44
http://www.inegalites.fr/spip.php?article705

Ces articles qui méritent plus de popularité derrière les gesticulations des poulpes politiques (UMP et Socialistes —on y voit une étude intéressante sur l’évolution de l’inégalité sous le gouvernement Jospin) mettent tous une donnée en exergue: les inégalités se sont accrues du fait de l’affaiblissement des revenus du travail, contre l’explosion des revenus du capital et du patrimoine.
Les raisons en sont pourtant simple.

La chute du mur dans les années 90, et les nouvelles technologies de l’information, ont marqué le point de départ de la mise en concurrence de la main d’œuvre entre les pays « riches » et les pays émergents. Ainsi, il était désormais plus facile de délocaliser la production dans les pays à bas coût, au détriment d’autres paramètres tels que les émissions polluantes liées au transport de marchandise produite dans ces pays, la prise d’otage des salariés de ces mêmes pays, dont l’évolution du pouvoir d’achat n’est qu’un leurre, dans la mesure où celle-ci ne profite pas directement à leur pays d’origine, mais à l’élite de celui-ci.
En revanche, les richesses liées à la possession de biens n’ont fait que s’accroître, creusant d’avantage le fossé social. Pas travailler pour gagner plus: voilà la logique dans laquelle libéraux et socio-libéraux se sont engouffrés, par manque de clairvoyance pour certains, par complicité consciente pour d’autres (suivez mon regard…).

Au final, je verrais bien la création d’un nouveau label, le « poulpe d’or » décerné systématiquement quand un politique s’empare d’un fait divers pour masquer son incompétence.
Cela calmerait pas mal d’ardeurs stériles

TGV Paca : a-t-on vraiment réfléchi ?

Le passage d’un camion, dans notre commune, simulant le bruit d’un TGV, m’a fait réfléchir (et me renseigner… ) sur l’éventualité de la construction d’une ligne à grande vitesse près du Canet.
wpid117-tgv-2008-08-24-20-49.jpgEn effet, parmi les tracés en cours d’étude, il existe bien un trajet qui pourrait passer très près de chez nous. Comme d’habitude dans ce genre de situation, nous assistons à une bataille entre les les partisans du tracé «Métropoles» qui permettrait de rejoindre les grandes villes méditerranéennes, un autre tracé (qui semble avoir la faveur du «parti unique» et de son Grand Eclairé, Napoléon IV) celui d’Aix-Sud, qui permettrait à nos amis Niçois de rejoindre Paris via la gare Aix-Arbois.

Mais où sont les trajets prévus ?

Si ces discussions sans fin peuvent facilement être lues ça et là sur le net, en revanche il devient plus difficile de se faire une idée des tracés proposés sur des cartes;
Certains sites proposent néanmoins quelques aperçus
http://www.debatpublic-lgvpaca.org permet d’avoir un aperçu du débat public, mais le forum en ligne est inaccessible….
sur le document PDF http://www.debatpublic-lgvpaca.org/docs/pdf/etudes/etude_paysagere/1-bassin_aix.pdf, on peut trouver un aperçu de ce trajet.

TGV ou la fuite en avant

Mais sur le fond du problème, on ne trouve pas grand chose; les opposants au TGV sont taxés d’archaïsme, et finalement, le débat d’idée n’aura pas lieu; en effet, sur les différentes source du net trouvées sur le débat, les dés sont déjà jetés et le débat de fond sur l’utilité d’une énième ligne TGV n’est même pas abordé.

Si l’on fait le bilan des quelques années qui on suivi la mise en place du TGV Sud-Est, que peut-on constater ?

Les prix de l’immobilier ont explosé, la population a certainement doublé, au bas mot (les prochains recensements, pour peu qu’ils ne soient pas trafiqués, le démontreront certainement). Cette immigration économique massive a cependant quelques désavantages: les collectivités locales, livrées à elles-même pour certaines, ou sous la coupe des lobbies immobiliers pour d’autres, n’ont pas su anticiper cet accroissement de population; les infrastructures routières de proximité n’ont pas été améliorées, les réseaux d’eau (potables ou de retraitement) n’ont pas suivi non plus;

Et quel est l’argument majeur des partisans de la nouvelle ligne ? désengorger des routes trop encombrées 🙂

Mais de la gueule de qui se fout-on ?

Le TGV ne permettra qu’un accroissement supplémentaire de la population, qui une fois installée en Provence, s’empressera de prendre sa voiture (et comme le niveau socioprofessionnel concerné ne roule que rarement en clio…) et continuera d’engorger un peu plus une région sinistrée.

Donc, en définitive, si les 5 Milliards que va coûter la LGV était utilisée pour optimiser l’existant, plutôt que de fuir sans fin vers un avenir dont on se fout, mais qui finalement profitera aux sponsors de l’UMP (entre autres…), on finirait enfin de marcher sur la tête.

Religion et politique…

La venue du Dalaï Lama en France, fût-ce à titre religieux, agite à nouveau le petit bocal politique. Entre Napoléon IV qui refuse de le voir pour ne pas mettre à mal ses «contrats», mais envoie Carlita à son secours, et notre bonne Ségolène qui trouve un bon moyen de faire parler d’elle en sollicitant une entrevue, on peut à cette occasion se demander qui est le Dalaï Lama. Loin de moi ici l’idée de défendre le gouvernement chinois et sa répression habituelle, bien entendu, mais c’est ici aussi l’opportunité de mâcher un peu les informations que les journaux téléscriptés veulent nous faire avaler tout cru. Une source d’information alternative, à prendre en considération; l’article de Jacques-Marie Bourget sur bakchich.info : http://www.bakchich.info/article4731.htmlwpid-heinrichharreranddalailamaat2002lotaward2-2008-08-16-11-12.jpgLe Dalaï Lama ici en compagnie de l’ancien SS Heinrich Harrer

En panne d’idées ?

Il y a des moments, parfois, où je me demande si le courage et la conviction ne se sont pas écroulés avec le mur de Berlin …
wpid88-cerveau-omer-2008-02-3-11-58.jpg

Non pas que je sois un stalinien invétéré, un communiste intégriste nostalgique du Printemps de Prague, mais lorsque je m’amuse à prendre un instantané du paysage du monde d’aujourd’hui, je me pose quelques questions… 

 


Je m’explique.

La présence du Bloc de l’Est était, selon moi, un contrepoids, un frein aux idéologies ultralibérales et finalement maintenait un équilibre des pensées, car, des oligarques aux intégristes du laisser-faire, nul ne s’aventurait à pousser trop loin le bouchon en terme de déséquilibre social, d’exploitation humaine, ou de cynisme politique. 

Certes, la destruction du bloc communiste a été une formidable libération pour des millions d’individus ; on ne peut forcer l’humain à un hypothétique bonheur, dans la mesure où le bonheur est quelque chose de trop personnel pour pouvoir être partagé, et a fortiori imposé 🙂

Cela dit, cette destruction a sonné tel un coup de sifflet pour voir fleurir des individus que plusieurs milliers d’années de civilisation auraient dû, normalement, être rangés dans les tiroirs de l’Histoire.

Ainsi, en Russie, où quelques personnages sans scrupule se sont emparés du bien commun pour en faire une richesse qui n’a d’égal que la pauvreté ambiante .

Aux USA, où les vents de libertés issus des lendemains de la guerre du Vietnam se sont brusquement éteint sur un mur de conservatisme religio-intégriste, où certains clament leur dégout de l’avortement, mais assassinent à tour de bras dans les couloirs de la mort.

En Angleterre, où les « travaillistes » ont pris le pouvoir avec Tony Blair pour se montrer encore plus impitoyables qu’une madame Thatcher ayant ses ragnagnas.

Et enfin en France, où des « socialistes » avalisent, voire instiguent les idées les plus folles en matière déréglementation sauvage.Les libéraux n’obéissent qu’à leur nature en poussant à la compétition sauvage, au détriment des plus faibles. Selon eux, le « marché » régulera tout naturellement, tel le lion dans la savane, et tant pis pour les gazelles les moins rapides.
L’humanité en panne

Mais l’humanité semble avoir quitté les courants de pensée, nous semblons avoir définitivement en panne d’idéologie.


La religion, à qui selon moi rien ne devrait être plus personnel, envahit le débat Politique et claque de son bruit obscurantiste sur les fesses de l’évolution du genre humain.Sans avoir besoin de faire appel à un complot planétaire, les dominants s’organisent autour de leurs médias, de leurs polichinelles élyséens, et vident de leur contenu toute étincelle de pensée ou de progrès humain.Et que reste-t-il dans ce capharnaüm d’ambitions égocentriques, de nombrilisme et d’individualisme ?

Les uns renient leurs idéaux pour un maroquin, les autres retournent leur veste pour assurer la pérennité dérisoire d’un mandat électif sans lequel ils ne seraient rien, et sans parler des « experts » de tout poil égrenant leur chapelet de dogmes censés « redresser le pays » (et surtout leur compte bancaire), alors même que ces dogmes sont appliqués en vain depuis des décennies.

Et malheureusement, cet opportunisme, on le retrouve jusque devant notre porte ! Tous pour un et un pour moi !

Pendant ce temps, ceux en qui on pourrait avoir foi, ceux qui devraient apporter de nouvelles idées pour redonner un élan à l’Homme, ces Philosophes, ces Politiques, débattent stérilement sur le sexe des anges. Et nous autres, pauvres citoyens, que nous reste-t-il comme espoir d’en sortir ?

Ne nous reste-t-il qu’une gigantesque Star Ac’ où nous devrons égorger notre prochain pour pouvoir nous en sortir ?


Je suis bien sombre, me direz-vous !